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La tribu qui m'a accueillie est plutôt un clan genre auberge espagnole française, faisant office de guides, de racompagnatrice d'ivrogne le soir (devinez qui) jusqu'a mon hôtel, de chauffeuses, de déconneuses et de camérawomen de profs de salsa, de copilotes et conseillères gastronomiques . Elles vivent ici avant de repartir ailleurs, et si elles ont la bougeotte, elles ont pourtant les pieds sur terre et le cœur sur la main... bref merci Fany ( Ouistitinette) Caro, Delphine et les autres ...
A Baton Rouge on a quitté l'i10. Longé le Mississipi en direction de Tibodaux, par la route des plantations. Oak Alley fait vraiment penser à Autant en emporte le vent.
C'est le sud tel qu'on l'imagine et l'arrivée à Big Easy (la nouvelle Orléans) donne l'impression d'avoir passé une frontière temporelle.

En 1763 le roi louis XV à cédé ses posséssions aux anglais, Sauf La nouvelle Orleans qu'il a déja donné aux espagnols. Les 90 blocs de maisons qui forment l'actuel quartier Français on été construite entre 1788 et 1794 dans un style typique de l'architecture baroque espagnole. Hé oui comme quoi!
Il est vrai que les colons Français se rebèllent pour défendre leur identité culturelle. Obligeant Napoléon à reconquérir la Louisiane (qu'il revendit aux anglais par la suite). Les français influencèrent le mode de vie de la ville, ils contribuèrent à donner à la nouvelle orléans la réputation de lieux de perdition et de débauche qui perdure ... Bref nous on sait faire la fête.
Il n y a pas d'heure de fermeture pour les bars et les discothèques à la nouvelle orléans. Contrairement aux autres états des usa, ici la consomation d'alcool dans les rues est autorisée. La ville et le quartier explose le soir aux couleurs ocre des briques et la nuit ici semble grande et facile: big easy comme le surnom de la ville, et beaucoups moins par contre pour retrouver le chemin de son hotel il est vrai.