Il m’en promet une paire si je viens couvrir son vernissage. Il sait parler aux filles, Ok.
Ca marche, ça passe, un coup de flash, des silhouettes, des formes, des aplats, du noir, du spontané. Sa joie de vivre, leur simplicité.
J’amène une amie, échange de sous-entendus, début de complicité. J’amène un ami, retour balade en tête à tête, aveu sincère sur fond de ciel chargé.
L’expo est finie depuis longtemps et j’attends toujours la paire promise qui trouverait sa place entre deux escarpins.
Entre temps, une toile s’est tissée. D’un vernissage ont découlé des tirages qui ont enchainé des rencontres, des discussions. Tu rentres comment ? le bus 61. Ah ! alors on est voisins ?! Une ville, un monde, un village. Ni hasard ni coïncidences, tu sais.
Un recueil et plusieurs bouteilles de vins plus tard, une idée fuse. Racontons une histoire. Oui, mais laquelle ? La notre, les nôtres !! Evidemment.
Mais je montre quoi, moi, dans tout ça ? Faire appel, faire confiance, prendre conscience.
Son rire qui résonne dans la galerie encore vide, nos sourires qui ne se défont plus. Cinq jours, c’est long et c’est court. Ils sont là pour toi, Princesse. Et lui aussi est fier de toi.
Ils te l’écrivent en long, en large et en travers, surtout en travers. Tu les inspires. Et tu le leur rendra bien.
C’est désormais l’hiver, il fait froid, il fait nuit, une autre expo est finie aussi, mais je n’attends plus vraiment ces chaussures tant attendues, je les achète moi-même. Un nouveau printemps va arriver. Et avec lui l’inspiration que nous attendons ardemment. Le contre-coup se fait encore sentir, une sorte de vague de creux. Une étincelle, juste une étincelle.
Pour l’instant, je me réchauffe auprès de leurs histoires, leurs questions. J’emmagasine la chaleur, pour la restituer plus tard. Entre la charcuterie et le fromage, une fourchette passe. Presque un geste paternel.
Ce n’est plus tout à fait l’hiver, et pas encore vraiment le printemps. La nuit est douce. Tiens, ce parc, je me souviens, et cette place et ce bar de l’autre coté, oui, le même chemin qu’avec lui, voisin aussi. Tu l’oublies.
Ce soir, tu feras un bout de chemin avec ton parrain d’art, en pensant à ce que tu lui prépares, et à cet énorme projet qui nous attend, plus tard. Et à mes chaussures, bien sûr ! "
Alecska
:)
Rédigé par : Alecska | 06 mai 2010 à 21:06