Je n'annonce jamais ici mes pérégrinations nocturnes dans Paris. Ca fait un peu con et en plus le jeux n'a de sens que s''il peut changer à tout moment. Cette ville ayant de telles ressources en matières de soirées et de rencontres que je me limiterai donc à la partie festive alcoolisées et artistique. Repérez bien les adresses c'est la galerie l'olivier qui nous accueil Aleska & moi en Janvier... Quand à la cour des jardins Saint Paul ce sera cet été avec les Editions Lilo.
- (Vernissage le mardi 17) Le Meknassis : les Origènes de Meknes de Claude Charles Mollard . Les Origénes sont jubilatoires et intelligents, venez les découvrir : Galerie l'olivier 42 quai des celestins. (lectures des texte de Christine Buci-Gluksmann).
Vernissage Numa Droz " vaste est... " Galerie Bureau D'art ; jusqu'a 22h. "Quelques croquis, des photos, me permettent ensuite de retrouver à l’atelier ces émotions fugaces et de créer des images reconstruites et figées sur de grands formats carrés dont l’immobilité happe le spectateur et le projeté dans une contemplation méditative et introspective, symbolisant mon rapport spirituel au paysage et mes craintes que ce monde là ne disparaisse à jamais.”
20h30 Fête du beaujolais dans la cour verte.
Restos ... il faut remonter la rue Charlemagne.
A l'angle de la rue de Jouy & François Miron vous trouverez Le Bourguignon du Marais, c'est de saison et 4OX14 l'épicerie. ainsi que la Bodega (bar).
Aprés le Théatre, Ils aimaient aller dîner dans une de ces brasseries typiquement parisienne quelque peut surannée et hors du temps. Cette fois ils avaient choisit Gallopin, rue Notre Dame des victoire, derrière le palais Brogniard : l'une des plus ancienne de Paris aux boiseries Victoriennes de 1875 et sa salle belle époque qui s'ouvre en été sur un jardin secret... Même les serveurs semblent d'époque. On y mange plutôt mal mais les boursicoteurs n'ont de goût que pour le gain, c'est bien connu. Et en ce moment c'est régime de ce coté là.
Eux deux, passent un agréable moment et le temps étire la soirée comme si le spectacle continuait. Il est vrai qu'il faudrait à tout prix qu'ils perdent cette fâcheuse habitude de se moquer des clients des tables à coté...
Il a fait finalement beau en ce samedi de mémoire sur le Pont St Michel. Il y a beaucoup plus de monde que je m'y attendais. La plupart de ceux qui sont là n'était pas né en 1961. C'est l'histoire cachée de Paris que voudrait, comme une clameur, ce rassemblement. J'ai entendu l'histoire incroyable de ce massacre venant d'amis, de parents, de voisins. Témoignage ému de la bouche du père d'une copine. Ils étaient venus manifester contre la décision du préfet de Police d'instaurer un couvre feux aux travailleurs algériens. Le 17 octobre plusieurs centaines de personnes se rassemblent ... Il y a pas mal de jeunes qui ne sont pas forcement politisés, venus car cette décision est injuste me racontera-t-il, "on travaillait la journée et on voulait sortir pour aller danser au moins le week end." Cette manifestation à l'appel du FNL (front de libération de l'Algérie) sera réprimée avec une violence incroyable. Certains vont être tués sur place par les forces de l'ordre à coups de matraques, d'autres seront jetés à la seine et vont périr noyés. Les derniers seront déportés dans des bus réquisitionnés vers des stades ou ils seront violemment séquestrés durant 4 jours. Ce qui fut son cas.
Cette histoire honteuse de Paris a été longtemps occultée; le nombre de mort (plus de 200) n'est pas pas réellement connu. Venir ce samedi c'est un peu à la mémoire de ces français d'Algérie qu'une police aux ordres d'un préfet aux méthodes fasciste* a purement et simplement assassinés.
Etre présent samedi dernier, c'est aussi dire simplement que l'histoire nous apprend à rester vigilant. Des préfets racistes ça peut encore exister ...
*Le responsable de cette triste journée est Maurice Papon préfet de Paris de l'époque. Il a été condamné en 1998 pour complicité de crime contre l'humanité pour ses pratiques sous le régime de Vichy. Mais Les préfets pourrit ne font pas tout : il y eut des gens, des exécutants qui fignolèrent leur besogne, ceux là aussi doivent bien avoir des visages couverts de honte...
Un rayon de soleil et voilà qu'on pousse un peu plus loin. L'île de la cité par exemple, les parisiens n'y vont que pour des mauvaises causes, souvent perdues (entre le tribunal, l'hôpital et Notre Dame). Pourtant le quartier vaut le détour pour les amoureux de vieilles pierres. Un véritable vivier pour ceux qui savent les apprécier.