Voilà un petit problème de calcul : Sachant que le nombre de deux roues motorisés à Paris était de 70 000 (selon l'EGT en 1997) avec une croissance du nombre de scooter de 25% par an.
Sachant en outre qu'il n'y a que 36 000 places de stationnement deux-roues sur voirie dans la ville.
Combien de PV pour stationnement sur le trottoir un policier moyen est il capable de dresser?
réponse: 50.000 (en 2007 et un score qui s’annonce bien meilleur en 2009).
Devinez la recette que cela représente et expliquez pourquoi la ville de Paris dépenserait de l'argent pour créer des espaces de stationnement moto ?
Il y a des jours où un petit événement en apparence banal illustre un "épisode de schizophrénie sociale". J'aime bien prendre le bus pour descendre dans Paris. Je dis descendre car vraiment si vous remontez à pieds : c'est haut. Je suis clair ? Bref, le bus c'est ma série TV. Mon épisode de Télénovela quotidien. Là, en face de moi, il y a deux filles qui se racontent des trucks dans le creux de l'oreille. Evidement machinalement je tends la mienne. Les secrets c'est amusant à surprendre. "Un secret, ce n’est pas quelque chose qui ne se raconte pas. Mais c’est une chose qu’on se raconte à voix basse, et séparément" disait Marcel Pagnol. En plus les deux filles se confient leurs trucs en me regardant. Piqué au vif, j'imagine le pire. C'est là que bascule l'épisode dans la dimension catastrophe. Elles parlent une langue qui m'est totalement inconnue. Je ne vois franchement pas l'intérêt de susurrer des secrets dans l'oreille de sa copine en utilisant une langue que personne ne peut comprendre.
J'allais souvent rue du Chevalier de la Barre, une de ces rares ruelles piétonnes de Montmartre qui reste hors du temps. Une rue pas franchement malhonnête mais vraiment pentue donnant l'impression de grimper à l'assaut de la grosse meringue en crachant ses poumons. J'y connaissais un couple qui vivait un petit appartement exiguë peuplé d'un nombre incalculable de chats qui tentaient tant bien que mal de partager l'espace avec une grosse chienne poilue et les deux maîtres. Lui écrivait des poésies en forme de nouvelles qu'il vendait le soir venu dans des restaurants du quartier. Il racontaient toujours la même histoire comme dans une chanson de Charlelie Couture, sur des feuilles mal ronéotypée ... Mais pas celle d'un loup ni de la bergerie. Elle, avait longtemps travaillée pour une société de téléphone rose. Elle se remettait mal d'une dépression dans laquelle l'avait plongée ce boulot un peu déroutant que celui de singer l'amour au téléphone avec des inconnus libidineux. En sortant de la radio je passais chez eux. On jouaient aux cartes toute la nuit, sous le regard incrédule de la bande de greffiers confortablement installés en haut du lit mezzanine... Ils devaient se moquer de nous: perdant nos maigres salaires et partageant d'un jour sur l'autre les gains des uns ou des autres, pour repas et boissons. Chaque fois que je passe dans cette rue je penses à eux sans même avoir jamais cherché à savoir ce qu'il étaient vraiment devenus. Parfois je m'assois essoufflé sur les marches, il y a toujours un chat pour venir à coté, ronronner l'histoire du loup dans la bergerie. Une journée "À LA MÉMOIRE DU CHEVALIER DE LA BARRE"
"Jamais plus tu ne mettras un genou à terre"
Le 1er juillet 1766, il y a 243 ans jour pour jour, un jeune homme de 20 ans avait la langue et le poing coupés, puis était décapité par le bourreau avant de finir brûlé avec l'oeuvre philosophique de Voltaire.
Qu'avait donc commis ce jeune homme de 20 ans, Jean François LEFEBVRE, plus connu sous le nom de Chevalier de la Barre? Il était accusé, avec deux "complices", Gaillard d'Etallonde et Moisnel, d'avoir chanté des chansons libertines irrespectueuses à l'égard de la religion. Ils sont également accusés d'être passés devant une procession en juillet 1765 sans ôter leur couvre-chef. Pire: les trois hommes, par défi, ont refusé de s'agenouiller lors du passage de cette même procession.
Aprés L.F CelineC'est bien Barjavel, ce triste sir qu'on voudrait nous présenter sous un nouveau jour "libertaire". Il ne fut qu'un piètre écrivain et un nauséeux penseur dont le Pétinisme affirmé parfume ses écrits.
Le héros de ce mauvais roman d'anticipation " Ravage" devient un chef militaire pour sauver le France blonde. Cet écrivain comme son héros fut "extrêmement à droite", n'en doutons pas. Barjavel, fut journaliste de: " je suis Partout" la revue de Robert Brasillach. Il travaillait chez son ami Denoel, l'éditeur des pamphlets antisémites de L F Céline et de Lucien Rebatet. Il fallait le redire. et pas forcément le reluire.
S'il n'y avait pas une odieuse tentative de réhabilitation de cet auteur nul ne serait besoin ici encore de rouvrir ses pages mornes et sans saveurs. La science fiction n'avait pas besoin , elle qui nous a habituée à de véritables classique du genre, de se doter d'une telle platitude.
Lisez le, de préférence de jour, avant un rendez vous chez un huissier, vous serez dans le ton.
Traverser le passage Verot-Dodat de la rue du Bouloi à la rue Jean-Jacques Rousseau. Il parait qu'il ne s'agit en fait pas d'une galerie mais d'une machine à remonter le temps. En fait l'idée de construire des passages date du 19 ème siècle. J'y vais souvent mais je m'en lasse pas.
Aller voir l'expo "controverse" sur l'histoire de la photographie à la BNF quai François Mauriac.
Passer par la cour de Rohan accessible par le passage du commerce rue St andré des arts. En fait ce n'est pas son vrai nom mais plutôt une disgréssion du "passage de l'hotel des évèques de Rouen". Il parait qu'on peut y voir le dernier pas de mule de Paris la pierre servait à monter à cheval. J'y suis jamais allé encore.
Et pourquoi pas aller diner au Costes (si on ne connait pas) 239 rue St Honoré ou juste boire un apéritif au Marly dans la cour du Louvre et remonter à pieds sur la place du marché St honoré chez Cuisine et Confidences. ( moins cher sympa & trés bonne table)
Acheter des fleurs à planter sur le balcon, bavarder avec les voisins, regarder la pluie tomber en terrasse, écouter les gens parler et repenser au bus de Bamaco.